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Чехов - Аптекарша просмотров: 802

Le bourg de B., composé de deux ou trois rues tortueuses, dort profondément. C’est un silence dans l'air immobile. On n’entend quelque part au loin, dans la banlieue probablement, qu’un chien aboie d’une voix grêle et rauque. Il  va bientôt faire jour.


Tout s‘est endormi depuis longtemps. Il n'y a que la jeune femme du pharmacien Tchernomordik qui ne dort pas. Elle s’est couchée trois fois, mais le sommeil la fuit obstinément, personne ne sait pourquoi. Elle s'assit près de la fenêtre ouverte en chemise et regarde la rue. Elle étouffe, s'ennuie, regrette... elle regrette et elle est prête à pleurer sans raisons convaincantes.


Elle a une boule dans sa poitrine qui remonte à sa gorge..., A quelques pas derrière de la pharmacienne, s’est appuyé contre le mur, Tchernomordik ronfle doucement.


Une puce avide s'est accroché à la racine de son nez, mais il ne la sent pas, et même, il sourit en  rêvant que dans la ville tout le monde tousse et lui achète sans arrêt des gouttes du roi danois. Rien ne le réveillerait maintenant, ni piqûres, ni canon, ni caresses.


La pharmacie est située presque au bout de la ville, c’est à dire que la pharmacienne voit devant elle le champ illimité... Elle voit peu à peu blanchir les nuages orientals, puis ils deviennent pourpres à cause d'un grand incendie.  Tout à coup, derrière la broussaille éloignée glisse un grand lune à large face. Elle etait rouge (en fait, émergent aux broussailles, la lune était toujours déconcertée).


Soudain, le silence de la nuit a été interrompu par des pas et par des bruits d’éperons. Elle entendait des voix.


«Ce sont les officiers qui vont au camp en sortant de chef de police", - pense la pharmacienne.


Peu après, apparaissent deux figures en tuniques blanches d‘officiers: l‘une était grande et haute, l'autre était petite et mince ... Pied à pied elles se traînent paresseusement le long de la palissade et parlent à haute voix de ceci et cela. Approchant de la pharmacie, toutes les deux figures commencent à ralentir ses pas et regardent les fenêtres.

- 0 +    дата: 15 октября 2013    переводчик: Максимкова Алиса Олеговна    язык оригинала: русский    Источник: http://feb-web.ru/feb/chekhov/texts/sp0/sp5/sp5-192-.htm